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Le tatouage berbere Symbole erotique et identitaire

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Le tatouage berbere Symbole erotique et identitaire

   Mohamed 2007-06-22, 04:34




Le tatouage berbere
Symbole erotique et identitaire

Le tatouage chez la femme berbere
Le tatouage, symbole d'un rotisme suggr dont les femmes berbres dtiennent le secret depuis longtemps, est une esthtique o chaque trait,chaque cercle, chaque motif a son rle. Sur le front, le tatouage rapproche les sourcils, les allonge et donne au regard une profondeur qui fait oublier
les imperfections du visage. Quand il se prolonge du menton au cou, il dissimule les rides. Lorsqu'il se continue jusqu' la naissance des seins ou au nombril, il suggre des volupts caches. Sur toute la face, il fait office d'un masque rotique.

Le tatouage, sujet la mode et l'volution des gots, pouvait galement renseigner sur l'ge approximatif d'une femme.
C'tait le tatouage dans sa dimension esthtique.

Cependant, travers l'histoire, sa porte est alle plus loin que la recherche de la perfection physique et ou celle d'une arme de sduction. C'tait aussi un signe d'identification une tribu ou un groupe social.
Dans un Maroc mtiss en raison des migrations et du nomadisme, les membres d'une tribu, voire d'une rgion, portaient des signes pour afficher leur appartenance, inscriptions que l'on retrouvait souvent aussi sur les bijoux
ou encore les tapis.

Mais, la diffrence qu'aujourd'hui, c'est qu'on choisit sa tribu, celle des tatous. Et ces tatous, qu'ils optent pour des signes maoris - les plus demands par les hommes - ou des images figuratives, ont aujourd'hui cela en commun, ils ont tous besoin de crier haut et fort leurrefus de rentrer dans un moule impos par le corps social. Celui aussi, d'exiger le respect de leur individualit et la volont de la prserver tout en vivant dans le groupe. Ce besoin peut traduire une souffrance psychologique, une crise identitaire.

Sduction, tribalisme, mais aussi rbellion et douleur. Dans les
annes soixante, l'Occident, pourtant tranger cette culture, l'a adopte. La rvolte de toute une gnration en a us pour exprimer son rejet de la "manire de vivre de l'aprs-guerre". Un moyen d'expiation, aujourd'hui encore. Les dizaines de clients qui dfilent sous l'aiguille de Mohcine, et de ses rares confrres au Maroc, partagent ce mme souci. Et ce, en l'
absence d'autres vecteurs d'extriorisation de leurs frustrations. Ce ne serait peut-tre pas faux de percevoir dans cet acte une forme de recherche de soi et de son identit profonde. mme de la manire la plus inconsciente.

Il n'est plus question de la finalit esthtique et sductrice de la gomtrie des tatouages au henn, mais d'une expression visible de la douleur, aujourd'hui, comme dans le Maroc d'il y a des sicles. La matrialisation du drame sur soi par le tatouage a en effet t le propre de milliers de femmes berbres au temps de la rsistance la conqute arabo-musulmane. La femme qui venait de perdre son poux se tatouait le menton, d'une oreille l'autre (redonnant naissance la barbe du mari perdu, sur son propre visage), et celle qui assistait l'emprisonnement de son mari immortalisait en forme d'anneaux sur ses poignets la douleur des mains ligotes (les menottes de l'humiliation de son homme). Elles se
tatouaient aussi des anneaux au niveau des chevilles, faisant rfrence aux lourdes chanes tranes par leurs maris, pris en guerre par l'ennemi. Le tatouage tait un refus de l'autre, dans sa capacit de nuisance et de destruction. Ces pratiques ont perdur des sicles durant. Jusqu' la moiti du sicle dernier, le tatouage dfinitif continuait d'tre une marque d'appartenance tribale ou rgionale. Ses autres expressions, la douleur notamment, avaient pratiquement disparu.
Dans le Maroc musulman, c'tait une mutilation, donc un pch. Pour pallier cette contrainte religieuse, les femmes lui ont substitu le henn."
signe identitaire au symbole rsiduel
Le marquage du corps est assez rpandu dans toute lAfrique. Investi dun symbolisme social quil faut dchiffrer et comprendre, sa rsultante est ainsi prsente comme une entit identificatoire, un signe-symbole dterminant de lorganisation sociale. Cest un corps de langage, un corps de croyances et de mythes, un corps de reprsentation.

Chez certaines tribus africaines, le marquage se fait par lacration des joues, aussi bien des hommes que des femmes. Les balafres ainsi obtenues, identiques chez les lments du mme clan et diffrentes de celles des autres, servent de signe identitaire, indlbile est toujours apparent car port vie sur le visage.
Les balafres forment un code aussi bien dot de sens que lest un drapeau blanc, une colombe ou limage dun crne barr. De ce fait, elles sont fonctionnelles et ne nuisent aucunement lesthtique du facis dans lil et lesprit du microcosme social les ayant culturellement intgres comme telles. Tout au contraire, elles revtent un caractre de beaut additionnelle au visage.
Celle-ci tant toute relative, notre manire den percevoir les traits puise ses fondements illusoires des chelles du pass. Comme on nous duque napprcier quune certaine beaut - elle est aussi culturelle que la langue-, on ne doit pas tre offusqu par la divergence notable qui spare notre regard de celui des autres.
Comme les balafres, le tatouage, forme de marquage corporel qui apporte un effet spcial ltat naturel du corps, suivant les rgles spcifiques de chaque tribu, tait nagure effectu dans un contexte crmoniel. Fort doute demeure quil ait t une opration de choix car toute jeune fille sy soumettait lge du mariage. Essentiellement fminin, le tatouage prsente des motifs travaills sur la peau et qui sont souvent dcomposables en signes caractre symbolique relevant de plusieurs types dinterprtation complmentaires.
Ils transcrivent des donnes codes dune organisation sociale, dune mythologie ou dun phnomne emblmatique dun clan donn. Ils peuvent ainsi reprsenter des tres, des objets, des lieux ou des vnements investis dun sens pour la tribu concerne. L-dessus, la mmoire collective na gard que quelques bribes dinformation souvent sujettes discussion.
Cependant, une chose est sre, comme les balafres, les tatouages navaient quune seule fonction au dpart : celle de lidentification. Certainement, tel tait le cas puisque il y avait une stabilit remarquable dans les motifs appropris par telle ou telle tribu. Entre les signe-symboles investis dans les tatouages par les Ayt Izdeg et ceux choisis par les Ayt Hdiddou, pour ne citer que ceux-l, les diffrences sont encore trs nettes.
Cela explique le choix du visage comme espace de marquage ; il est la partie la plus visible chez lespce humaine, la plus recherche par le regard car elle demeure la seule fournir des dtails de reconnaissance. On y transcrivait quelques graphmes ou signes srement alors pourvus dun sens labor qui en faisait un dnominateur commun daffiliation et dappartenance un groupe social organis et territorialement dlimit.Aujourdhui, il ny a plus que les dnominatifs des diffrents types de tatouages qui offrent timidement des pistes de prospection.
Le motif dit patte de laigle se dessine telle lempreinte de cet oiseau sur les limons humides du bord dune rivire. De forme trilitre, comme une fourche, il est toujours dispos verticalement, les trois pointes indiffremment vers le bas ou vers le haut. Tissilt , ou fer cheval, renvoie au tatouage la forme arrondi, encore perceptible chez certaines femmes des Ayt Seghrouchn du haut Atlas oriental et de talssint. Le plus morphologiquement complexe, dit asklou larbre, se trouve chez les Ayt Myyil et les Ayt Bou Zmmour et prsente des ramifications plus sophistiques.
Plus tard, le tatouage va tre peru comme un acte hrtique et condamn pour porter atteinte au corps appartenant non plus celle ou celui qui lhabite mais son crateur. Toute mutilation du corps est juge tel un acte de refus dj parfaite et de la cration laquelle rien ne doit tre retranch ni ajout. Acte fort susceptible de conduire ses auteurs directement aux enfers les plus redoutables. La saisie divine du corps va faire progressivement disparatre le sens du symbole longtemps investi dans le tatouage.
Il commencera ainsi perdre doucement sa fonction identificatoire pour ne garder que celle de lesthtique et de la prophylaxie. En effet, ayant aussi un pouvoir de gurison, le tatouage est grav sur les hernies sous-cutanes.
Pass du rang du marquage obligatoire celui dune simple channe damour et de parure, le tatouage va dpasser lespace du visage pour accder dautres, parfois cachs et plus intimes. Ses signes graphiques ne tiendront plus que de limagination foisonnante des gens, comme celle des nggafat, tuant ainsi dans luf un grand secret dont on essaye encore aujourdhui de reconstituer une trame quasiment invisible.


source: telquel & le matin - amazighblog.over-blog

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